LE CANNABIS
Le cannabis a la cote (1) les jeunes. L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) le constate en annonçant que, à l'âge 18 ans, 59 % des garçons et 43 % des filles ont déjà fumé (2) moins une fois un joint. Une vertigineuse augmentation. (3) 1993, la part des garçons n'était que de 34 % et celle des filles de 17 %. " C'est un cap symbolique qui est franchi. Cela signifie que le cannabis fait partie de la vie des jeunes, malgré son statut illicite", commente Jean-Michel Costes, directeur de l'OFDT. Quant (4) la consommation régulière, soit un joint (5) mois, elle progresse également : 29 % des garçons et 11 % des filles, selon les derniers chiffres, contre 14 % des garçons et 3 % des filles (6) 1993.
Comment expliquer cette progression forte et cette banalisation de l'usage ? « C'est un des éléments de la culture propre (7) ados. Ils s'en emparent (8) se singulariser des adultes. Ils ne comprennent pas qu'on leur interdise la fumette alors que les adultes ont le droit de boire (9) volonté », estime le pédopsychiatre Michel Damade. Mais quelles sont les conséquences réelles (10) leur santé ? « Fumer du shit devient dangereux lorsque le consommateur, obnubilé (11) la recherche de son prochain joint, finit par se refermer (12) lui-même et n'arrive plus (13) penser à autre chose », explique le docteur William Lowenstein, directeur du centre Monte-Cristo, une structure spécialisée (14) sein de l'hôpital Georges-Pompidou (15) Paris. En 1999, le rapport Roques avait (16) la première fois prouvé que le cannabis ne provoquait pas de «lésion réversible ou irréversible » sur le système nerveux cen
tral et qu'il était moins dangereux que le tabac ou l'alcool.